Et Paf ! Un cancer !
Voilà quasiment deux semaines que je dors mal.
La faute à mon inconscient, encore une fois.
Tout va bien pour moi, je vous rassure.
Mon petit homme pousse bien.
Mon grand homme devient un bel ado.
Mon homme va bien aussi.
Depuis des jours, j’ai simplement besoin de me perdre dans ma bulle, écouteurs sur la tête, musique dans les oreilles.
Depuis des jours, j’ai des flashs et je revis de manière intense les émotions ressenties à certains moments de ma vie. A certains moments de cette « période ».
J’ai vécu tout cela avec énormément de force et au final, je n’ai retenu que cela. Je me rends compte que la plupart des souvenirs difficiles avaient disparu. Tant mieux me direz-vous ! C’est vrai.
Une personne m’a demandé de lui palper la poitrine. J’ai senti une boule. Et depuis ce moment-là… ça me revient en pleine tronche. Plein de choses.
La peur, le stress, l’angoisse, la tristesse, la colère.
J’ai remonté le temps. Cette boule entre mes doigts m’a foudroyée tél un éclair.
5 jours après cette palpation, elle a eu un rendez vous en senologie. On lui a demandé de revenir une semaine après pour une biopsie. Elle était accompagnée car je le lui avais suggéré.
J’y étais allée seule. J’ai pris l’information en pleine face, en fixant le regard de cette radiologue. En cherchant des informations dans ses yeux, dans ses paroles. Elle m’a tutoyée dès l’instant où ma gorge s’est serrée et que les larmes sont montées. Une technicienne est venue me tenir la main.
Je n’avais personne à qui le dire. Personne que je pouvais serrer dans mes bras. Personne pour me faire un câlin…
En sortant, c’est le gars du parking qui m’a prise dans ses bras. Il a vu que je pleurais toute seule avec mon ticket dans les mains, face à la machine. Je n’oublierai pas ce monsieur. Un gentil africain qui m’a dit que tout irait bien. 💕
La biopsie étant faite chez cette personne, il faut désormais attendre encore 6 jours pour avoir les résultats.
Et je revis ce stress par procuration. Ça me prend aux tripes. J’étais incapable d’aller travailler, comme elle. Les minutes étaient des heures. Un jour était une semaine. Même si on cherche à ne pas y penser, tout s’y rapporte dans la tête. C’est intensément douloureux. La boule ne quitte plus la gorge. On veut savoir.
Ce soir, je me suis souvenue que c’était cette personne qui m’avait accompagnée au magasin de perruques pour me faire raser totalement la tête après que mon collègue avait fait un premier jet.
J’avais totalement oublié cela. C’est un détail mais pour l’instant, tous ces détails étaient partis, enfuis.
Bref, j’espère sincèrement que ce n’est rien. Que tout va bien.
Sur ce, je continue d’écouter ma chanson du monde : La symphonie des éclairs.
(Non, pas la sein-phonie 😬).
😘😘